Une conférence de Timothée Léchot, professeur en littérature française à l’Université de Fribourg et spécialiste de Jean-Jacques Rousseau et de la botanique
De la fin du XVIIIème siècle à aujourd'hui, l'exposition d'un herbier de Jean-Jacques Rousseau ne va pas de soi.
Si l’œuvre textuelle du philosophe circule largement, des propriétaires privés conservent jalousement ses collections de plantes, véritables reliques qui appartiennent à la sphère intime et qu'on montre seulement à quelques privilégiés.
Tandis que ces herbiers entrent progressivement dans des institutions publiques, d'autres questions se posent auxquelles les conservateurs apportent des réponses contrastées.
Un herbier de Rousseau relève-t-il du patrimoine scientifique et intéresse-t-il d'abord les botanistes? Constitue-t-il plutôt une archive littéraire, un document qui entre en résonance avec les écrits pédagogiques et autobiographiques de l'auteur? Plutôt qu'un document, constitue-t-il une œuvre d'art à conserver dans un écrin, voire à encadrer dans un musée?
De tels arbitrages déterminent les conditions d'exposition et de conservation des collections de Rousseau, et le regard que posent sur eux les spectateurs et spectatrices
Jardin Botanique de Genève
Plusieurs points d'entrée permettent d'accéder au Jardin Botanique de Genève:
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- Chemin de l’Impératrice 1
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Chemin de l'Impératrice 1, 1292 Chambésy
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